Qui est NDA?

A 45 ans, Nicolas DUPONT-AIGNAN a déjà beaucoup sillonné les sentiers de la République. Ses chemins de traverses aussi : élu local et national sans discontinuer depuis 1995, réélu dans tous ses mandats dès le premier tour, il cultive l’exigence du concret et du terrain au contact de ses concitoyens, tout en travaillant avec persévérance au réveil d’authentiques idées gaullistes dans la vie politique française.

Dévouée à l’intérêt général et national, sa démarche de conviction, de sincérité et de franchise lui a rapidement valu la réputation de franc-tireur de la majorité. Une raison supplémentaire pour plaider, loin des coteries et de la langue de bois, les mesures qui lui paraissent indispensables au sursaut tant attendu de notre pays.

Catégories

Contacts

Elisabeth Laithier

Coordinatrice régional Lorraine
 
Fonction(s) :
Vice-Présidente de Debout la République
Adjoint au maire de Nancy
Adresse postale : 27, rue Victor Prouvé - 54000 - Nancy
Téléphone fixe : 03 83 28 00 47
Téléphone portable : 06 07 55 89 67
 

Jean-Claude Calisesi

Coordinateur départemental 54
 
Fonction(s) : Conseiller communautaire de la Communauté Urbaine
du Grand Nancy chargé des Réseaux Européens d’échanges d’expériences
Conseiller Municipal de Nancy délégué aux Sports
Adresse postale : 1, place Carnot - 54000 - Nancy
Téléphone portable : 06 08 80 65 72 Fax : 03 83 85 02 08

 

Jean-François Recchioni

Coordinateur départemental 52
 
Adresse postale : 6, rue André Maginot - 55400 - Etain
Téléphone portable : 06 10 84 24 79
 
 

Naïla Hennard

Coordinatrice départementale 57

Adresse postale : 242A, rue de la Montagne - 57200 - Sarreguemine
Téléphone portable : 06 80 02 14 64
 
 

Bulletin de parrainage pour Nicolas Dupont Aignan
 Pourquoi parrainer Nicolas Dupont Aignan?
 Bulletin d'adhésion à Debout La République

Bonjour et bienvenue sur DLR Lorraine

"Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, source d'ardeurs nouvelles après que j'aurai disparu"

                                                                                                                          

 

 

 

 

 

   Ce blog, construit par les militants et les élus DLR de Lorraine est une interface d'information et de communication sur les actions de notre mouvement politique en Lorraine mais aussi au niveau national.

 

Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 19:59

Par Sylvain Lapoix (Marianne)

lundi 2 avril 2007
 
Affichant sa neutralité pour le premier tour, Nicolas Dupont-Aignan a réuni ses militants à la Maison de la Chimie pour motiver les troupes et présenter son « pacte pour la France ».

« Il n’y a que mon isoloir qui saura pour qui je vais voter. » Fin du suspense pour Nicolas Dupont-Aignan à la Maison de la Chimie. La convention de son organisation, Debout la République, s’est prononcé pour qu’il n’y ait pas de consigne de vote au premier tour, décision que Dupont-Aignan a jugé « sage. » Et d’évoquer la dernière réunion dans le même lieu : « Mon devoir avait été en octobre 2005 de lancer une candidature. Mon devoir aujourd’hui est de poursuivre le combat. »

Perché sur la tribune, au côté des fidèles, Nicolas Dupont-Aignan, au pied de deux grands drapeaux tricolores a ainsi effectué une véritable revue de troupe en forme de remerciement collectif où personne n’a été oublié : militants, élus, parrains, associations et même les journalistes ! «  Il nous a manqué 58 parrainages, rappelait-il sans affecte. Mais c’est la vie ! » Pas question donc pour le gaulliste de « ruminer [leur] petit échec. »

La France vaut bien un « pacte »

« Bientôt la candidate du PS invoquera Charles Maurras et celui de l’UMP chantera des louanges à Louise Michel », a continué Nicolas Dupont-Aignan, dénonçant ce « bruit médiatique qui déboussole les Français. » Réponse à cette confusion : le « pacte pour la France », petit texte tenant sur une page recto-verso. Ce simili programme tient en cinq adjectifs : une France « démocratique, libre, unie, forte et juste. » Chaque point étant accompagné de trois propositions. « Ce pacte sera notre fil conducteur », a continué le président du Debout la République. L’objectif de la réunion, réaffirmé cent fois : bâtir une force politique indépendante, « il fallait rassembler ceux qui étaient éparpillés », parmi lesquels les gaullistes historiques et de nombreux chevènementistes selon lui.

Au milieu du discours surgit la formule de « patriotisme tranquille. » Autre invité surprise dans ses propos, Paul-Marie Couteaux, « grand homme politique et écrivain », mais aussi partisan de Philippe de Villiers, qui était monté à la tribune lors de son dernier meeting. Gaulliste indépendant donc mais pas isolé. Et Nicolas Dupont-Aignan de conclure : « Ils ne perdent rien pour attendre. Vive la République, vive la France ! » La salle, d’un seul mouvement, se lève et entonne la Marseillaise.

Par DLR Lorraine - Publié dans : actualité nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /Mars /2007 10:51

Chat de NDA sur lemonde.fr

Le Monde, modéré par Alexandre Piquard et Anne-Gaëlle Rico

mercredi 7 mars 2007, par phenig
 
Transformation de l’Europe, parrainages, état de la campagne présidentielle,... Nicolas DUPONT-AIGNAN échange avec les internautes du Monde sur ses propositions européennes et commente l’actualité

Cécile : Pour un simple citoyen français, Europe ou pas Europe, ça change quoi ? On ne se rend pas compte dans notre vie au quotidien...

Nicolas Dupont-Aignan : C’est tout l’objet de la démocratie que de rendre accessibles les questions compliquées. Mais c’est tout l’honneur aussi d’un homme politique que d’essayer de le faire avec honnêteté. La question n’est pas Europe ou pas Europe, la question est de savoir comment on bâtit l’Europe et avec quelles conséquences pour la France. Pour ma part, je suis convaincu qu’on ne pourra pas redresser le pays sans changer radicalement l’orientation de l’Union européenne. Délocalisations, services publics, agriculture, misère, etc.

Pour résoudre les problèmes français, il faut oser s’attaquer à leurs causes, à la fois nationales et européennes. C’est pourquoi j’ai décidé d’être candidat. Ségolène Royal, François Bayrou et Nicolas Sarkozy, en voulant revenir, chacun à leur façon, sur le vote de rejet de la Constitution européenne, s’interdisent à mon sens de résoudre les problèmes. Je propose une autre Europe et une autre France.

zyva débat : Comment intégrer les considérations sociales, culturelles et politiques dans la construction européenne ? Faut-il élargir ou simplement renforcer l’Union ?

Nicolas Dupont-Aignan : C’est toute la question. Je propose 1) de délimiter un minimum l’Europe et d’arrêter l’élargissement ; 2) de changer le fonctionnement de l’euro et la politique économique ultralibérale de la Commission, qui est malthusienne et qui fait le jeu des puissances américaine ou chinoise sur le continent ; 3) de revoir radicalement les institutions en sortant du rêve désormais mort de la supranationalité, c’est-à-dire d’un système non démocratique où l’on a confié à des gens non élus le sort des 27 pays (Commission, BCE, CJCE).

Je propose une Europe à la carte, des coopérations concrètes projet par projet, et à géométrie variable. Les nations pourraient ainsi coopérer, par exemple pour créer des universités européennes, pour investir dans la recherche scientifique, pour aider leurs industries, mais personne ne serait obligé de suivre. On pourrait avoir des coopérations à 2, à 4, à 12... Mais pour cela, il faut au préalable sortir du dogmatisme de la libre-concurrence, qui n’est que le prétexte à l’impuissance politique et que les Etats-Unis, comme la Chine, le Japon, le Brésil ou d’autres n’appliquent plus depuis longtemps.

La mondialisation est une guerre économique, il serait temps que l’Europe, à la fois se protège et se muscle. Il ne s’agit pas de revenir au protectionnisme, mais tout simplement de défendre les peuples européens qui, à force de voir l’Union européenne les oublier, deviennent de plus en plus antieuropéens, ce qui est dommage.

Savonarole : Vous qui prétendez défendre une vision ambitieuse de la France, ne pensez-vous pas que l’Europe politique est précisément une chance extraordinaire et rare pour notre pays ?

Nicolas Dupont-Aignan : C’est plutôt son tombeau, car dans une Europe à 27, si l’on passe à des décisions prises à la majorité, on peut être sûr, comme en a témoigné la triste affaire Bolkestein, que notre exception sera laminée en quelques années. Je crois au contraire qu’il faut éviter à la fois le système de la majorité, qui peut imposer à un peuple une voie contraire à son souhait, et le système de l’unanimité qui peut paralyser, par un système à la carte où ne participent que ceux qui le souhaitent. On ne construira pas l’Europe en niant la spécificité, les repères des nations. On construira l’Europe en en faisant un multiplicateur de puissance.

Souheil : Cette Europe à la carte ne comporte-t-elle pas le risque de luttes intestines à 2, à 4... ?

Nicolas Dupont-Aignan : C’est tout le contraire, car justement, on sortira des conflits inutiles et chaque peuple verra s’il souhaite s’engager dans une action. Le XXIe siècle ne sera pas un monde de grands ensembles comme on l’a cru dans les années 1950. L’homogénéité type Union soviétique ou Yougoslavie a abouti à l’éclatement. Le monde du XXIe siècle exige rapidité, agilité, esprit de réseau, innovation. Cela ne sert absolument à rien de s’épuiser à construire un ensemble homogène qui brusque les peuples, il faut au contraire relever ensemble, par des coopérations intelligentes, les vrais défis. Je tiens beaucoup par exemple à l’idée d’universités européennes, une université par pays, financées par l’Europe, qui concurrenceraient les grandes universités mondiales, brasseraient les jeunes et leur apprendraient à construire leur destin à Toulouse, Hambourg, Varsovie ou Bologne plutôt qu’à Harvard, Stanford ou Shanghaï. C’est quand même un comble d’avoir entre 200 000 et 300 000 chercheurs européens dans les universités américaines.

Ali : Pensez-vous qu’en tant que membre fondateur de l’Europe et étant un des deux pays moteurs de la construction européenne, la France peut-elle quand même se permettre de prendre un peu plus de recul ?

Nicolas Dupont-Aignan : Le pire, c’est qu’on ne devient rien du tout, puisque les dirigeants français ont eu honte du vote de leur peuple et au lieu de s’appuyer sur lui pour faire des propositions d’amélioration, ont simplement courbé la tête en espérant, après la présidentielle, revenir sur le pire conformisme bruxellois. D’un côté, Nicolas Sarkozy ose, dans son discours de Strasbourg, indiquer que le référendum est un "acte de démagogie" et proposer de faire voter la substance de la Constitution européenne par le Parlement en douce, juste après 2007. C’est la cause de ma rupture avec lui.

Et de l’autre, Ségolène Royal dans le Monde d’hier soir indiquait avec mépris qu’il faudrait de toute façon régler l’affaire avant 2009. En un mot, d’une manière certes plus discrète que Nicolas Sarkozy mais tout aussi déterminée, elle veut faire rentrer le peuple français dans le rang d’une politique suicidaire. La petite classe politico-médiatique française a décidé de faire de l’élection présidentielle de 2007 la revanche du "oui" et la normalisation de notre pays. C’est l’objet même de ma candidature que de dénoncer cette imposture.

ours : Comment vous situez-vous par rapport à Le Pen ou Villiers, qui ont toujours été contre l’UE, alors que vous avez été à l’UMP pendant des années ?

Nicolas Dupont-Aignan : Parce que je ne suis pas contre l’UE, à leur différence. Je suis pour une autre UE. Mais M. Le Pen est le meilleur allié de la pensée unique. D’ailleurs, M. Sarkozy a demandé aux maires de le parrainer alors qu’il bloque toutes les signatures pour un gaulliste comme moi. CQFD.

pat : Que pensez-vous des critiques lancées par les politiques contre la BCE ? Ne joue-t-elle pas un rôle dans la maîtrise de l’inflation donc du pouvoir d’achat ? Ne permet elle pas de financer à bas coût l’économie européenne (financement des PME, faible cout des prêts aux particuliers) ?

Nicolas Dupont-Aignan : Pour tous ceux qui ont un emploi, peut-être, mais cette politique suicidaire, malthusienne, nourrit chaque année davantage le flot du chômage et de la perte de compétitivité. Les Américains, les Chinois, les Japonais l’ont bien compris en décidant une politique monétaire souple, ce qui ne veut pas dire laxiste, qui a permis à leur pays de saisir l’immense potentialité de la mondialisation. Il faut comprendre que ce début du XXIe siècle nécessite des investissements colossaux pour inventer les produits de demain, qui décideront de la hiérarchie des nations, et que ce n’est pas avec le politique de l’euro fort, surévalué de 30 %, une politique pour les rentiers et les petits vieux, que l’on donnera un espoir de réussite sociale à nos banlieues. Regardez les exemples historiques, toutes les politiques monétaires restrictives et déflationnistes ont abouti à des drames économiques, puis sociaux, puis politique : France de l’entre-deux-guerres, Allemagne de Weimar, Amérique d’avant Keynes.

C’est un véritable suicide européen qui est en train de prendre consistance sous nos yeux, et c’est pourquoi je préconise 1) la démission urgente de M. Trichet ; 2) la refonte du traité de Maastricht, qui doit comporter aussi la recherche du plein emploi au même titre que la lutte contre l’inflation ; 3) la responsabilité de la BCE devant les ministres de la zone euro, comme la Federal Reserve Bank devant le président des Etats-Unis. Mais soyons clair : si l’Europe ne change pas sa politique monétaire, l’euro explosera en vol avant cinq ans, car l’Italie et la France, submergées de chômeurs liés à leur déficit commercial, seront bien obligées de revenir à leur monnaie nationale. Ne vaut-il mieux pas dès maintenant éviter cette crise et corriger le tir pour sauver l’euro ? Pour revenir à la question, les déclarations de Mme Royal et de M. Sarkozy sont incantatoires. Jacques Chirac avait fait de même avant chaque élection. Mais au lendemain de l’élection, tout rentre dans l’ordre, et M. Trichet continue de gouverner à la place des politiques. Pour le plus grand bonheur des rentiers et des actionnaires.

un_pays_special : Pourquoi les trois candidats en tête des sondages sont-ils trois candidats du "oui" ?

Nicolas Dupont-Aignan : Parce qu’ils disposent de partis politiques structurés qui font tout pour écarter ceux qui pensent différemment. Parce que, aussi, les gens du "non" sont trop divisés. Parce qu’ils ont aussi versé parfois dans la caricature. Et parce qu’enfin tout est fait pour évacuer du débat la question européenne, comme celle de l’OMC, encore plus décisive, ou celle de la politique étrangère. Les débats de style TF1 suintent de démagogie, de paternalisme et de cynisme, puisque les causes des phénomènes ne sont jamais abordées.

un_pays_special : N’est-ce pas populiste de dénoncer ainsi les puissants ?

Nicolas Dupont-Aignan : Ce serait populiste si c’était faux. Mais malheureusement pour le pays, nous sommes encore très en deçà de la réalité. L’Etat a été livré à quelques intérêts et les Français ont bien compris que leurs suffrages comptaient peu. C’est tout l’enjeu des prochaines années. Reconstruire des forces politiques capables d’avoir prise sur la réalité, capables de ne pas obéir à quelques médias manipulateurs, capables d’appeler à l’effort sans démagogie.

un_pays_special : D’après vous, faut-il un nouveau référendum ?

Nicolas Dupont-Aignan : Mon projet est très simple : présenter à nos partenaires une réforme de l’Europe, engager un bras-de-fer au nom du peuple français, mais aussi au nom des peuples qui n’ont pas été consultés et qui, pour la plupart, n’en peuvent plus de cette Europe bureaucratique et financière, pour réformer les choses. Ensuite, s’il y a un accord possible, bien sûr, seul le peuple peut trancher.

MB  : Combien de signatures avez-vous ?

Nicolas Dupont-Aignan : 450 promesses, il m’en manque environ 70-80 compte tenu de celles qui ne seront pas honorées. C’est extrêmement juste. Je demande à chacun qui le souhaite d’aller voir son maire pour lui demander de me parrainer. Tout est fait pour me bloquer parce que justement, j’exprime une voix différente qui refuse à la fois la pensée unique et l’extrémisme.

Choulbaguy : Que pensez-vous de la montée de François Bayrou dans les sondages ?

Nicolas Dupont-Aignan : Elle s’explique par le ras-le-bol des Français vis-à-vis du duel annoncé et martelé pendant un an dans la plupart des médias. Elle s’explique aussi par la franchise de François Bayrou. Il reste qu’il n’a pas clarifié sa position sur l’Europe notamment, où il veut faire revoter une Constitution. Je suis candidat. Au premier tour de scrutin, je veux défendre les idées gaullistes et républicaines. On a beaucoup parlé d’Europe, mais il faut aussi parler de l’avenir de la République comme du modèle social. Si je n’avais pas mes signatures, ce serait bien la première fois depuis longtemps qu’aucun gaulliste ne pourrait faire valoir une "certaine idée de la France".

Paul_C.o.D.A. : Que signifie être gaulliste aujourd’hui ? Est-ce que ce terme a toujours réellement un sens aux yeux du monde actuel ?

Nicolas Dupont-Aignan : Poseriez-vous la même question à un socialiste ? Le mot socialiste est aussi daté que le mot gaulliste. Il ne s’agit pas pour moi de revenir en 1958, rassurez-vous. De même, de Gaulle n’était pas un saint. Pour autant, les principes qui ont guidé son action me paraissent extrêmement modernes et utiles pour relever les défis du pays. Le respect du peuple, la droiture en politique, l’indépendance nationale, l’humanisme, le volontarisme politique, en un mot, le contraire des petits arrangements et de l’esprit de démission qui règnent au sommet depuis vingt ans et qui détournent nos compatriotes de la politique. Alors, bien sûr, peut-être un jour ce que je défends prendra un autre nom. Ce qui compte, c’est que cette "certaine idée de la France" , libre, forte et juste, perdure dans notre pays. Mon boulot est tout simplement de ranimer et de faire grandir cette petite flamme que certains ont laissée s’affaiblir.

missou : Au second tour, appelleriez-vous à voter pour Nicolas Sarkozy ou pour François Bayrou ?

Nicolas Dupont-Aignan : Je m’occupe du premier tour. Mais, rassurez-vous, je ne me déroberai pas au second. Laissez-moi le temps du premier. Je pendrai parti, bien sûr, car un homme politique national ne peut pas aller aux abonnés absents.

Tom : Avez-vous pensé à l’après-présidentielle ?

Nicolas Dupont-Aignan : Bien sûr que j’y pense. Comment réussir à former un mouvement politique solide entre la droite libérale et l’extrême droite ? Comment réussir à sortir de ce règne du show-bizz, de la frime et du fric qui a envahi la politique ? Debout la République, depuis ma sortie de l’UMP, s’affirme comme un mouvement politique à part entière. Quantité de jeunes notamment nous ont rejoints, venant à la fois de chez Chevènement ou de la droite. Il faudra poursuivre l’action, et je ne doute pas un instant que nous récolterons un jour les fruits de notre travail.

Sur les législatives, il est clair que nous avons des idées, mais je me refuse à faire des plans sur la comète tant que je n’ai pas réussi à obtenir mes signatures. Certains, bien sûr, aimeraient se présenter sous la bannière de Debout la République, mais je ne souhaite pas annoncer de grandes choses sans en avoir les moyens. Que se passera-t-il lors de la présidentielle ? Quels seront les mouvements qui se formeront ? En tout cas, il est sûr que je défendrai les mêmes idées aux législatives qu’à la présidentielle.

Gérard : Si vous étiez élu, adopteriez-vous une stratégie cherchant à constituer une majorité ad hoc "centriste-alter-noniste", ou seriez-vous le président d’une cohabitation avec le PS ou l’UMP, en fonction du verdict des législatives ?

Nicolas Dupont-Aignan : Sous la Ve République, le président élu entraîne obligatoirement une majorité autour de son projet. C’est pourquoi cela n’a pas de sens de revenir au jeu de la IVe. Si j’étais élu, de nombreux députés partageant mes idées le seraient obligatoirement. Par ailleurs, il va de soi que dans l’état de délabrement du pays, il faut rassembler au-delà de son camp et associer autant la droite que la gauche. Mais le tout est de savoir sur quel projet.

FFL : J’étais présent au Gymnase Japy durant votre meeting parisien. Vous aviez dit être la grande surprise du 1er tour. Le pensez-vous encore aujourd’hui ?

Nicolas Dupont-Aignan : Faut-il encore que je puisse accéder au premier tour. C’est mon seul souci aujourd’hui. Obtenir les 500 parrainages. Je persiste à croire que si j’ai la chance d’avoir la confiance des maires, mon discours pourra convaincre beaucoup de Français.

républicain : Que penser du ralliement de Chevènement à Royal ?

Nicolas Dupont-Aignan : J’ai beaucoup d’estime pour Jean-Pierre Chevènement. Il a choisi le ralliement sans doute parce qu’il ne pouvait pas faire autrement. Cela ne doit pas être facile, mais n’attendez pas de moi des critiques.

Paul_C.o.D.A. : Etes-vous pour la réforme de la nécessité des 500 parainages ?

Nicolas Dupont-Aignan : Il suffit de rendre anonymes les 500 parrainages, comme cela existait de facto auparavant, puisque personne ne regardait la liste affichée sur la porte du Conseil constitutionnel. Nous sommes revenus au Moyen Age, puisqu’il n’y a plus de liberté de candidature. C’est quand même un comble de voir le ministre de l’intérieur, candidat, choisir dans les faits ses adversaires. Nicolas Sarkozy, en incitant à parrainer Le Pen et Besancenot, opère en effet un déverrouillage sélectif en fonction de son intérêt politique.

chapichapon : Votre position sur l’immigration : plutôt "immigration choisie", plutôt "immigration zéro" ou plutôt "immigration autorisée " ?

Nicolas Dupont-Aignan : L’immigration choisie est une hypocrisie, puisque cela consiste à déshabiller les pays émergents qui ont besoin de leurs talents. L’immigration autorisée est une folie, car cela interdit l’intégration urgente de tous ceux, très nombreux, qui sont arrivés sur notre sol et à qui il manque logement, emploi, éducation pour leurs enfants. C’est pourquoi je suis pour une maîtrise de l’immigration et une aide massive à l’Afrique afin de se donner le temps nécessaire à l’intégration - je dirais même à l’assimilation - de ceux qui se sentent aujourd’hui exclus de la communauté nationale. Maîtriser, c’est suspendre le regroupement familial pour cinq ans, rétablir le contrôle aux frontières, pénaliser les employeurs de travailleurs clandestins. Ainsi, sans atteindre bien sûr l’immigration zéro, qui est impossible, nous serons davantage en mesure de tout faire pour lutter contre les discriminations, accélérer les formations professionnelles, loger ceux qui en ont le plus besoin, et qui ne sont d’ailleurs pas tous étrangers.

lyra : Êtes-vous favorable au codéveloppement ? n’est-ce pas une forme de néocolonialisme ?

Nicolas Dupont-Aignan : Non, le codéveloppement est une exigence absolue pour l’équilibre du monde, mais cela passe par une réforme radicale de l’OMC. Par exemple, je propose l’exception agricole au même titre que l’exception culturelle, afin de sortir du libre-échange les biens agricoles et permettre à l’Afrique de créer une politique agricole commune, fixant davantage les agriculteurs sur leurs terres. De même, il faut investir massivement dans ces pays en veillant à ce que l’argent ne finisse pas dans les banques suisses. Quand les Chinois le font (investissements en nature), on ne les accuse pas de néocolonialisme. Les Français doivent un jour ou l’autre arrêter de passer leur vie à regarder le passé, à se battre la coulpe. On ne construit pas un pays dans la psychanalyse collective de bazar qui n’a qu’un objectif : casser le moral des troupes. Il faudrait peut-être un jour s’occuper de l’avenir, retrouver une fierté nationale, regarder certes en face nos erreurs, nos fautes, mais aussi et surtout porter haut nos valeurs républicaines qui sont exceptionnelles, sinon il n’y aurait pas tant de gens qui voudraient s’établir en France !

Scamaroni : Quel regard portez vous sur Bayrou, qui utilise les idées gaullistes de rassemblement au-dessus des partis ?

Nicolas Dupont-Aignan : J’aime beaucoup François Bayrou. Son courage honore la politique. J’ai voté souvent avec lui à l’Assemblée. Mais je persiste à penser qu’il doit clarifier sa politique européenne s’il veut vraiment redresser le pays. Rien ne pourra se faire sans épouser la France du "non", celle qui a compris qu’il fallait changer l’Europe pour retrouver l’humanisme, mais Henri IV a bien changé de religion pour devenir roi de France. Il reste à François Bayrou à changer d’Europe pour conquérir la France. Je ne me déterminerai, avec lui comme avec les autres, qu’en fonction du fond des projets, de la réalité des mesures, et non pas selon l’humeur ou la mode.

Par DLR Lorraine - Publié dans : actualité nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /Fév /2007 09:54

Nicolas Dupont Aignan sera présent en Lorraine les 27 et 28 février 2007. Le thème de ce déplacement sera l'Europe, la réforme de l'Euro, les délocalisations ainsi que la problématique des travailleurs frontaliers.

 

Le mardi 27 février,

-A Verdun, réception à l'Hôtel de ville par  le maire Arsène LUX à 12h.

-A Longwy, point presse avec Jean-Luc ANDRE, Conseiller municipal et Conseiller Régional suivi d'un pot militants à 15h30 à l'Hôtel Mercure, rue du Château d'Eau  (Mexy)

-A Nancy pour un buffet camapgnard à partir de 18h30, à la "Tavola d'Italia", Bd Joffre.

-A Nancy, rencontre avec les jeunes pour un débat à 20h30 à la Brasserie le "Couarail", place Carnot.

 

Le mercredi 28 février

-A Metz, petit déjeuner à 9h30 à l'Hôtel Mercure Saint Thiebaut.

-A Lunéville, pot de l'amitié au Grilladin, 18 rue de Lorraine à 15h30.

Pour d'avantage d'informations, vous pouvez prendre contact avec Elisabeth LAITHIER au 06 07 55 89 67 ou en nous laissant un commentaire sur ce blog.

Par webmestre DLR Lorraine - Publié dans : vie locale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /Fév /2007 21:26

La chasse durable, partie prenante du développement durable

mardi 20 février 2007, par Nicolas Dupont-Aignan
 
Le rôle du Président de la République est d’incarner la Nation et de lui fixer un cap à long terme. Je suis candidat pour porter un projet gaulliste et républicain, qui répond à cette double exigence.

L’une de mes priorités est de valoriser un atout essentiel de notre pays, qui est trop souvent négligé : ses territoires.

Après le grand bond de la modernisation des années 1960, rendu possible par l’ambitieuse politique d’aménagement du territoire portée par de Gaulle, on est progressivement tombé dans l’oubli de nos campagnes. L’enjeu des 20 prochaines années est de parvenir à une politique d’équilibre des territoires, c’est-à-dire à leur redynamisation mais sans les excès du passé. Pour moi, les chasseurs ont un rôle clé à y jouer.

Mais cela implique de remplir trois conditions préalables :

- Réconcilier écologie raisonnable et chasse responsable.

- Renationaliser la réglementation européenne sur la chasse.

- Assurer une vitalité nouvelle au monde rural.

I Ecologie raisonnable et chasse responsable, même combat :

Depuis trop longtemps, chasseurs et militants écologistes s’affrontent sur fond de directives européennes contestées. L’impératif du développement durable est l’occasion historique de les réconcilier, en laissant de côté de part et d’autre les discours radicaux.

J’ai signé le « Pacte écologique » de Nicolas HULOT , j’assume pleinement cet engagement car je sais qu’il est totalement compatible avec une vision d’ensemble de la ruralité où la chasse trouve toute sa place.

Je refuse en effet l’écologie dogmatique ou de sensiblerie, l’écologie de ceux qui ne connaissent pas nos campagnes ni ses habitants. Pour moi, l’écologie a vocation à avancer main dans la main avec des traditions locales comme la chasse : en effet, l’une et l’autre visent à la préservation et à la mise en valeur des écosystèmes, où l’Homme trouve sa place dans le respect d’une nature qu’il doit gérer de manière dynamique, préserver et entretenir pour les générations futures.

C’est pourquoi, je fais miennes les mesures défendues dans le questionnaire de la Fédération Nationale des Chasseurs, auquel j’apporterai très bientôt des réponses précises, n’ayant pas eu le temps de le faire depuis vendredi dernier.

Je reconnais bien sûr la chasse comme facteur de régulation des espèces. Il faut protéger là où il y a déficit, il faut prélever là où il y a abondance. Seuls les habitants d’un territoire, ceux qui y vivent, y travaillent ou s’y promènent régulièrement, sont vraiment capables de piloter sa gestion cynégétique. Cette compétence doit être reconnue, sous l’arbitrage du représentant de l’Etat, qui représente l’intérêt général et la République.

Il va de soi que, pour ce faire, il est indispensable de disposer d’informations précises sur la faune. Il est à cet égard très dommage, notamment pour la connaissance des oiseaux migrateurs, que l’Etat se prive de l’expertise d’outils tels que l’Observatoire national scientifique, auquel je souhaite, pour ma part, faire jouer tout son rôle..

Il faudra aussi savoir décréter une pause réglementaire et législative car, là comme ailleurs, avant de voter de nouvelles lois il est indispensable d’appliquer les lois existantes, de les évaluer et au besoin de les corriger.

Mais, pour y réussir, il faut bien évidemment au préalable renationaliser les réglementations bruxelloises sur la chasse.

II Une condition préalable pour inventer le développement durable à la française : la renationalisation de certaines normes environnementales, dont celles qui touchent aux pratiques de chasse :

Dans bien des domaines, à cause de la passivité ou de la complaisance des gouvernements, l’Union Européenne s’est progressivement attribuée des pouvoirs exorbitants où elle prétend régenter et uniformiser au mépris du principe fondamental qui est censé la régir : la subsidiarité, c’est-à-dire l’exercice du pouvoir de décision là où il est le plus approprié, ce qui doit en toute raison conduire à sa restitution au niveau national et local.

Monnaie, concurrence, libre échange, OGM, PAC,… mais aussi la chasse ! L’UE est devenue folle en confisquant le pouvoir, en le mettant hors de portée de la volonté du peuple exprimée par le suffrage universel. En pratiquant une subsidiarité réelle, on démocratisera la chasse, c’est-à-dire qu’on la soumettra à nouveau à la décision des citoyens, qu’on la soustraira au pouvoir aveugle des bureaucrates bruxellois.

Il faut sortir du carcan européen la gestion environnementale et cynégétique de nos espaces naturels et territoires ruraux, pour mettre en place au niveau de chaque département des instances ouvertes à tous les praticiens de la nature, notamment chargées, sous la direction des Préfets, de gérer et réguler la faune, comme de fixer les dates de chasse.

Ainsi, il importe comme le préconise la FNC de :

-  Réaffirmer comme une grande conquête démocratique héritée de 1789 le droit de chasser ;
-  renationaliser les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse, notamment celles pour le gibier d’eau ;
-  renationaliser toutes les règles qui prétendent interdire depuis Bruxelles telle ou telle pratique de chasse, afin de préserver la diversité de la chasse en France qui en fait la richesse ;
-  Renoncer à toute mesure autoritaire et uniforme de partage temporel de l’accès à la nature pour préférer la concertation et des aménagements locaux ;
-  Privilégier une gestion locale de la régulation des espèces avec des objectifs mobilisateurs plutôt que par la contrainte, même si celle-ci doit être maintenue avec des aménagements lorsque c’est possible.

Cette gestion nouvelle de la chasse, dépassionnée, démocratisée et partagée, a pleinement vocation à s’inscrire dans un nouveau modèle rural où la nécessaire revitalisation de nos campagnes s’articule pleinement avec l’impératif du développement durable.

III Pour un nouveau monde rural où la chasse joue tout son rôle :

Pour que la chasse vive, il faut bien sûr des chasseurs, mais il faut aussi des territoires ruraux dynamiques et confiants dans leur avenir. En effet, la chasse fait partie d’un univers qui la dépasse, dont la revitalisation est la condition de son propre avenir.

Le nouveau monde rural que je veux voir se développer dans notre pays a besoin d’une agriculture forte, d’un tissu économique et social densifié et de collectivités locales débarrassées de leurs entraves administratives.

Il est bien évident que l’agriculture est le socle d’une ruralité vivante : sans les agriculteurs et la valorisation des terres, nous n’aurions plus de campagnes, mais serions environnées de terres sauvages. Il est indispensable de rendre un avenir à nos agriculteurs, une perspective, qui pour l’instant hélas se résume à la mort lente inscrite dans l’abandon de la PAC.

Il ne s’agit pas pour autant de rejouer la politique de modernisation des années 60, avec ses excès nuisibles à l’environnement. Au contraire, il faut concilier dynamisme des exploitations et une réelle prise en compte de la préservation des milieux naturels. La FNC, à cet égard, à une carte à jouer pour encourager l’agriculture française à reconstituer ses paysages (par exemple les haies vives) ou à modérer l’usage d’engrais chimiques qui abîment la faune.

Plusieurs mesures s’imposent pour inventer cette agriculture française durable :

-  Décréter une exception agricole sur le modèle de l’exception culturelle et réaffirmer à l’échelle européenne l’objectif de la préférence communautaire et de l’autosuffisance alimentaire (dénonciation du mauvais accord de Washington qui nous oblige à importer des productions que nous pourrions assurer nous-mêmes).
-  Réorienter en profondeur la PAC en dénonçant le mauvais accord de 2003 qui conduit à son démantèlement et a introduit l’absurde « découplage ».
-  Réorienter la PAC vers les productions de qualité et éco-compatibles.
-  Développer les productions agricoles nouvelles : biocarburants, cultures à usage non-alimentaire,…
-  Encourager davantage l’installation de jeunes agriculteurs.
-  Réactiver le rôle des SAFER pour maîtriser davantage la gestion des terres cultivables.
-  Développer la politique des labels et organiser les producteurs agricoles face à la grande distribution.

Une agriculture renforcée est nécessaire mais ne suffit pas. Il faut aussi favoriser l’artisanat et le commerce, à même de maintenir les populations rurales dans les campagnes. Bien entendu, dans ce domaine, le rôle économique de la chasse n’est pas à négliger et doit être conforté.

Plusieurs mesures s’imposent :

-  maintenir des services publics nationaux (EDF, SNCF) et, autant que possible, des services publics de proximité dans les communes rurales (La Poste), mais surtout les écoles.
-  Soutenir les entreprises dans les territoires ruraux avec des aides spécifiques.
-  Permettre aux habitants de se loger par un système d’aides et des mesures réglementaires adaptées.
-  Favoriser un tourisme vert qui laisse sa place à tous les usagers de la nature, avec un réel souci du respect des milieux naturels.
-  Accélérer la couverture en nouvelles technologies (téléphonie mobile, internet) de l’ensemble du territoire.

Enfin, la vitalité des territoires ruraux dépend du dynamisme des communes, auxquelles il faut donner les moyens dont elles ont besoin, tout en les débarrassant d’une tutelle intercommunale parfois excessive.

Cela passe notamment par :

-  la possibilité offerte aux communes de sortir de cadres intercommunaux lorsque leur liberté est bafouée.
-  La revalorisation du traitement des maires ruraux et la création d’un statut de l’élu à même de susciter des vocations nouvelles.
-  La mise à disposition des maires d’outils juridiques et administratifs adaptés pour qu’ils puissent faire face à leurs nouvelles missions et se défendre contre la judiciarisation grandissante dans les relations avec leurs administrés.
-  Une réforme de la taxe professionnelle pour que les ressources soient plus équitablement réparties entre communes riches et moins riches.

C’est dans des territoires ruraux redynamisés et forts de perspectives nouvelles que la chasse et les chasseurs trouveront toute leur place et tout leur avenir.

Nicolas Dupont-Aignan
Candidat à l’élection présidentielle de 2007
Député de l’Essonne - Maire d’Yerres
Président de la Communauté d’Agglomération du Val d’Yerres
Président de Debout la République
Par webmestre DLR Lorraine - Publié dans : actualité nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /Fév /2007 11:25


Edition Grand Rouen du lundi 5 février 2007



Dupont-Aignan : « Compter sur nos propres forces »


Nicolas Dupont-Aignan, « candidat libre » à la présidentielle est aujourd’hui à Evreux et Rouen. Le député de l’Essonne va y défendre « l’héritage gaulliste » et convaincre des maires de le soutenir. Il répond aux questions de notre journal.


Pourquoi êtes-vous candidat à la présidentielle en dehors de l’UMP ?

Nicolas Dupont-Aignan : « Je veux offrir un autre choix aux Français, défendre les idées gaullistes et républicaines qui aujourd’hui sont oubliées. On ne pourra pas redresser notre pays si on ne réoriente pas la construction européenne, si on ne respecte pas le non exprimé par les Français le 29 mai 2005. Il faut réaffirmer les principes républicains et, pour redresser notre économie, reconstruire notre système social. Je fais campagne autour de trois thèmes : l’indépendance de la nation, les principes républicains et le progrès social pour lesquels j’ai des propositions très concrètes.

Que signifie être gaulliste aujourd’hui ?

N. D.-A. : « C’est dire aux Français qu’on ne pourra s’en sortir qu’en comptant sur nos propres forces et que c’est à eux d’en décider. C’est constater que depuis vingt ans, les dirigeants français ont abandonné leur pouvoir de gouvernement à l’Organisation mondiale du commerce, à Bruxelles et aux multinationales. Ce faisant, les décisions qui sont prises ne correspondent pas aux intérêts des Français, lesquels sont à juste titre de plus en plus mécontents ».

A quelles décisions faites-vous référence ?

N. D.-A. : « A l’euro qui est surévalué, asphyxie nos entreprises, leur interdit d’exporter ce qui est en train de saigner la France et son industrie et pour lesquelles, le gouvernement ne fait rien . Deuxième exemple, les délocalisations. Elles sont le fruit de cette surévaluation de l’euro et de l’absence totale de barrières douanières minimum au niveau européen. Ce qu’on appelait préférence communautaire au début de la construction de l’Europe ».

Que pensez-vous de la campagne présidentielle ?

N. D.-A. : « Le couvercle est mis sur la marmite. Il y a une débauche de moyens pour les deux mêmes. On est dans la politique spectacle depuis six mois. Les Français sont saturés de l’omniprésence de certains candidats et frustrés de ne pas voir et entendre les autres. Le débat démocratique y perd. On ne conforte absolument pas les idées mais des stratégies de marketing ».

Avez-vous réuni vos 500 signatures pour vous présenter ?

N. D.-A. : « J’en ai 400. Il m’en manque encore beaucoup mais c’est jouable. Il est clair que j’ai besoin de parrainages et c’est aussi l’une des raisons de mes visites sur le terrain. Je vais rencontrer des maires de l’Eure ce lundi midi, à Evreux et leurs collègues de Seine-Maritime en soirée à Rouen ».


Propos recueillis par Christophe Préteux.
Par DLR Lorraine - Publié dans : actualité nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus