Qui est NDA?

A 45 ans, Nicolas DUPONT-AIGNAN a déjà beaucoup sillonné les sentiers de la République. Ses chemins de traverses aussi : élu local et national sans discontinuer depuis 1995, réélu dans tous ses mandats dès le premier tour, il cultive l’exigence du concret et du terrain au contact de ses concitoyens, tout en travaillant avec persévérance au réveil d’authentiques idées gaullistes dans la vie politique française.

Dévouée à l’intérêt général et national, sa démarche de conviction, de sincérité et de franchise lui a rapidement valu la réputation de franc-tireur de la majorité. Une raison supplémentaire pour plaider, loin des coteries et de la langue de bois, les mesures qui lui paraissent indispensables au sursaut tant attendu de notre pays.

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Coordinatrice régional Lorraine
 
Fonction(s) :
Vice-Présidente de Debout la République
Adjoint au maire de Nancy
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Jean-Claude Calisesi

Coordinateur départemental 54
 
Fonction(s) : Conseiller communautaire de la Communauté Urbaine
du Grand Nancy chargé des Réseaux Européens d’échanges d’expériences
Conseiller Municipal de Nancy délégué aux Sports
Adresse postale : 1, place Carnot - 54000 - Nancy
Téléphone portable : 06 08 80 65 72 Fax : 03 83 85 02 08

 

Jean-François Recchioni

Coordinateur départemental 52
 
Adresse postale : 6, rue André Maginot - 55400 - Etain
Téléphone portable : 06 10 84 24 79
 
 

Naïla Hennard

Coordinatrice départementale 57

Adresse postale : 242A, rue de la Montagne - 57200 - Sarreguemine
Téléphone portable : 06 80 02 14 64
 
 

Bulletin de parrainage pour Nicolas Dupont Aignan
 Pourquoi parrainer Nicolas Dupont Aignan?
 Bulletin d'adhésion à Debout La République

Bonjour et bienvenue sur DLR Lorraine

"Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, source d'ardeurs nouvelles après que j'aurai disparu"

                                                                                                                          

 

 

 

 

 

   Ce blog, construit par les militants et les élus DLR de Lorraine est une interface d'information et de communication sur les actions de notre mouvement politique en Lorraine mais aussi au niveau national.

 

Mardi 30 janvier 2007
La fusion des principaux partis de droite français a permis aux atlantistes de prendre le dessus sur les gaullistes et à leur champion, Nicolas Sarkozy, de devenir le candidat de l’UMP. Entrant en résistance, Nicolas Dupont-Aignan a démissionné du parti unique de la droite et a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. Il répond aux questions de l’hebdomadaire suisse Horizons et débats.

Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, 44 ans, a annoncé, le 14 janvier 2007 au Congrès de l’UMP, vouloir se présenter aux élections présidentielles. À cette occasion, il a dénoncé la « dérive libérale atlantiste et conservatrice » de Nicolas Sarkozy et de son parti et quitté son mouvement. Il se dit aujourd’hui « soulagé à l’idée de pouvoir s’exprimer librement et en cohérence avec ses convictions résolument « gaullistes et républicaines ». Il a répondu aux questions de Silvia Cattori pour l’hebdomadaire suisse Horizons et débats, membre du Réseau Voltaire.

Silvia Cattori : Vous n’avez pas mâché vos mots pour indiquer votre désaccord avec la ligne politique de M. Nicolas Sarkozy, à l’annonce de votre candidature aux présidentielles le 14 janvier 2007. Votre démission de l’UMP n’est-elle pas l’expression d’un rejet des clivages qui enveniment le débat sans répondre aux véritables préoccupations des citoyens ? Une candidature hors des partis et appareils, comme la vôtre, peut-elle créer la surprise, amener les électeurs de droite comme de gauche à voter dans le sens contraire à celui du vent, comme lors du referendum de mai 2005 où les Français ont rejeté le traité constitutionnel alors que les médias et les grands partis appelaient à voter « oui » ?

Nicolas Dupont-Aignan : Aujourd’hui, je ne sais pas. Ce qui est certain, c’est que les Français n’en peuvent plus de cette bipolarisation imposée par les grands médias, qui est totalement déconnectée de la réalité et de leurs problèmes. Sommes-nous encore en démocratie ? À lire les sondages, on peut s’interroger mais, heureusement, en France, il y a toujours une énorme différence entre les sondages et le vote. Donc je crois qu’il peut y avoir des surprises demain.

Silvia Cattori : Lors du référendum, vous étiez allé à contre courant de votre parti en appelant à voter « non ». Or, sur ce traité qui confisquait les libertés [1] et les conquêtes sociales, dotait l’Union européenne d’un programme néolibéral [2] et subordonnait la politique de sécurité européenne à l’OTAN et aux États-Unis [3], le Parti socialiste avait lui appelé à voter « oui ». Et, à ce jour, ni Mme Royal ni M. Sarkozy ne semblent vouloir renoncer. Le débat droite-gauche, tel qu’il s’exprime, ne s’est-il pas vidé de son sens ?

Nicolas Dupont-Aignan : Si, puisque les deux partis proposent de faire revoter la constitution européenne, soit par le Parlement pour M. Sarkozy soit pas le peuple pour Mme Royal, alors même que les Français ont clairement refusé cette Constitution. Voilà pourquoi je suis candidat ! Pour dénoncer ce double discours permanent.

Silvia Cattori : Par votre candidature, entendez-vous intervenir de façon à faire respecter le vote des Français ?

Nicolas Dupont-Aignan : Je crois qu’il est vital de bloquer cette proposition, de faire revenir les candidats sur la constitution. Je veux, pendant cette campagne, obliger l’ensemble des candidats à clarifier publiquement leur projet européen.

Silvia Cattori : L’endettement de la France n’est-il pas un problème qui risque de la priver en partie de cette indépendance que vous voulez sauvegarder ?

Nicolas Dupont-Aignan : L’endettement de la France est, certes, encore trop élevé. Pour autant, il est inférieur à celui de beaucoup d’autres pays. C’est pourquoi je crois qu’il faut d’abord relancer la croissance économique en changeant de politique économique et que la réduction de l’endettement viendra après.

Silvia Cattori : Aujourd’hui, il y a des indices de nouvelles guerres israélo-américaines en préparation au Moyen-Orient. Or, force est de constater que, ni Ségolène Royal, ni Nicolas Sarkozy n’ont exprimé aucune vision claire sur ces questions de politique étrangère et de défense qui intéressent les citoyens et qui sont, en France, de la compétence du président. Les rares fois où ils se sont exprimés, n’ont-ils pas jeté de l’huile sur le feu ? Nous pensons en particulier à la visite de Ségolène Royal au Moyen-Orient et à ses propos sur le nucléaire iranien [4]. Et aussi aux propos adressés par M. Sarkozy à M. Bush, qui désapprouvaient la position adoptée par M. de Villepin à l’ONU, c’est-à-dire le refus de participer à la guerre contre l’Irak en 2003. Quelle est votre position sur ces questions de politique étrangère ?

Nicolas Dupont-Aignan : Nous sommes à la veille d’un changement profond de la politique étrangère de la France si M. Nicolas Sarkozy ou Mme Ségolène Royal devaient être élus. L’un et l’autre n’ont jamais caché leur proximité des États-Unis et de la Grande Bretagne, qu’ils citent souvent pour modèle. Il va de soi, là aussi, qu’il faut ouvrir les yeux des Français et obliger les deux candidats à faire évoluer leurs positions car un changement de politique étrangère serait très dommageable à notre pays. Je crois au contraire que l’on a besoin, plus que jamais, d’une politique indépendante à l’égard des États-Unis. Il ne s’agit pas de s’opposer aux États-Unis par principe, mais il s’agit simplement d’être un acteur du futur monde multipolaire qui est en train de naître car, plus que jamais, si l’on veut désamorcer les crises, il est temps que la France affirme ses positions, voire sorte de l’OTAN pour amorcer une ébauche de défense européenne.

Silvia Cattori : Après l’effondrement de l’Union soviétique et la dissolution du Pacte de Varsovie, quelle raison y avait-il de conserver l’OTAN ? N’aurait-il pas fallu alors que chaque pays européen se retire de l’Alliance atlantique ? Ne pensez-vous pas que les États-Unis se servent aujourd’hui de l’OTAN comme d’une sorte de légion au service de leurs guerres anti-arabes et antimusulmanes et que les États européens membres de l’OTAN sont sous leur dépendance ? [5]

Nicolas Dupont-Aignan : L’OTAN n’a plus de raison d’être. Il est normal qu’il y ait une organisation et que la France siège au Conseil de l’organisation générale. En revanche je regrette la manière dont elle rentre progressivement, par des accords négociés, dans l’organisation militaire. Il faut rétablir la position qu’avait décidée le général De Gaulle. Oui à la participation à l’alliance, non à la participation à l’organisation militaire intégrée. L’OTAN ne doit pas être un moyen pour les États-Unis d’organiser leur garde rapprochée et d’alimenter le choc des civilisations. C’est pourquoi la France devrait prendre ses distances avec l’OTAN le plus rapidement possible et inviter les pays européens qui veulent en sortir à se rapprocher pour vraiment créer un pôle européen de défense.

Silvia Cattori : La France a envoyé des troupes en Afghanistan où l’OTAN a engagé 40 000 soldats dans une guerre états-unienne offensive qui n’est pas compatible avec ses statuts. Sur l’OTAN et les États-Unis, la vision de Mme Merkel [6] contraste avec l’esprit d’indépendance dont le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a fait montre quand elle a dénoncé les violations par Israël de l’espace aérien au Liban ; et plus récemment, quand elle a refusé de laisser les troupes spéciales françaises au sud de l’Afghanistan sous le commandement du Pentagone et a annoncé leur retrait. La France n’a-t-elle pas indiqué par là, qu’il n’appartient pas à l’Alliance atlantique de réprimer une insurrection en Afghanistan et qu’il est urgent de modifier la stratégie de l’OTAN ?

Nicolas Dupont-Aignan : Je crois que c’est à la France de tirer les leçons de cette dérive. Je crois que la France devrait se retirer d’Afghanistan le plus vite possible, et laisser l’OTAN devant ses responsabilités.

Silvia Cattori : Le fait que l’Alliance Atlantique a cessé d’être une alliance défensive semble vous préoccuper. Or, curieusement, les dérives de l’OTAN, le fait de savoir que des membres de l’OTAN sont enrôlés dans des guerres illégales, ne semblent pas inquiéter les partis, à droite comme à gauche. On n’entend pas non plus les dirigeants du Parti socialiste et des Verts dénoncer ces dérives. Et pourtant, ne s’agit-il pas là de questions qui touchent à la sécurité des peuples et qu’il est urgent de soumettre à un débat public ?

Nicolas Dupont-Aignan : Il est clair que l’OTAN est en train de changer de rôle. Les socialistes et les Verts ne veulent pas prendre leurs responsabilités en matière de défense. Je crois, au contraire, qu’il est indispensable d’être cohérents. À partir du moment où je pense que l’OTAN sort de son rôle, il va de soi que je suis en faveur d’un effort de défense important de la France et des autres pays de l’Europe. Car, on ne peut pas critiquer les États-Unis et, en même temps, s’en remettre à eux pour assurer notre protection. Il faut donc, à la fois être un partenaire franc des Américains, et leur dire la vérité ; et d’autre part renforcer notre budget de la défense nationale en harmonisant davantage notre programme militaire européen.

Silvia Cattori : Il y a de grandes divergences de vues entre les États européens. Les Britanniques, les Allemands, les Néerlandais apportent un appui total à la politique belliciste des États-Unis. Les États n’ont-ils pas perdu leur souveraineté ?

Nicolas Dupont-Aignan : Oui, mais le temps viendra où les opinions publiques évolueront. La France ne doit pas être complexée de sa propre position. Elle doit être elle-même, sans animosité à l’égard de ses partenaires, mais en devançant les choses. Nous seront des précurseurs. L’Europe, si elle veut un jour conquérir son indépendance, devra fournir un effort militaire. Et il s’agit pour nous simplement de montrer le chemin.

Silvia Cattori : Le rejet du référendum ne demandait-il pas la réorientation d’une construction européenne qui a été agrandie à 27 sans consulter les peuples ? Or, n’avez-vous pas le sentiment qu’avec Mme Merkel, qui assure la présidence européenne pour six mois, l’Union Européenne va s’acheminer, vers une politique hostile à l’Europe et conforme aux intérêts bellicistes des Etats-Unis ? [7]

Nicolas Dupont-Aignan : Mme Merkel veut, avec les dirigeants européens, couper la parole aux peuples, imposer à la France et aux autres peuples une constitution dangereuse pour l’Europe elle-même. La France doit résister. C’est pourquoi je suis candidat à l’élection présidentielle, parce que je veux mobiliser un maximum de Français pour dénoncer cette tentative de contournement de la souveraineté populaire française. Il ne s’agit pas d’un conflit entre la France et les autres pays. Il s’agit d’un désaccord majeur entre les élites européennes et les peuples.

Silvia Cattori : On comprend que vous entendez contribuer à élever le débat et à servir une politique qui aille dans le sens des intérêts des Français et d’une politique internationale qui respecte le droit. Mais comment faire entendre sa voix dans ce débat polarisé sur deux candidats, que vous avez qualifié vous-même de « verrouillé par la pensée unique et la politique-spectacle » ? [8] Les médias électroniques vont-ils être le lieu d’un débat honnête et pluriel ?

Nicolas Dupont-Aignan : Les médias électroniques sont essentiels [9]. Internet va prendre une importance considérable dans la campagne. Je crois qu’il ne faut pas se décourager, que toute l’histoire de France a été le lieu de ce conflit entre certaines élites aveugles et démissionnaires et certaines personnalités, quelles que soient leurs origines, qui essayent de réveiller les peuples. Ce n’est que le début d’un long combat.

Silvia Cattori : En résumé. Vous semblez motivé par l’idée de revenir à un monde multipolaire et de veiller à ce que les décisions prises à Bruxelles ne soient pas contraires à la démocratie. Ce qui reviendrait à dire que, face à une Ségolène Royal compromise dans le soutien à un traité qui brade l’indépendance de la France et à un Nicolas Sarkozy totalement inféodé aux États-Unis, vous allez vous battre pour protéger votre pays de tout alignement sur la superpuissance états-unienne et d’une américanisation de l’Europe ?

Nicolas Dupont-Aignan : Exactement, j’ai écrit un livre qui s’appelle Français reprenez le pouvoir. Dans ce livre, j’explique mon projet politique. Je suis convaincu, qu’un jour ou l’autre, les Français reprendront le pouvoir. J’espère qu’ils ne tarderont pas trop.

Silvia Cattori : Pensez-vous que, face aux candidats des autres partis, votre projet peut drainer une majorité de Français, toutes tendances confondues ?

Nicolas Dupont-Aignan : Pas aujourd’hui. Mais il faut toujours préserver l’avenir dans la vie, et on ne sait jamais. Il faut faire son devoir. Voilà. Je fais mon devoir de citoyen libre, et de candidat libre pour une France libre et une Europe libre et indépendante.

Silvia Cattori : Avez-vous le sentiment que les électeurs de l’UMP attachés à sauvegarder l’indépendance de la France — donc à maintenir leur opposition à l’atlantisme — sont nombreux à désapprouver l’alignement de M. Sarkozy sur les États-Unis, et prêts à vous suivre ? Et, maintenant que Jean-Pierre Chevènement, ouvertement non atlantiste, a renoncé à présenter sa candidature, comptez-vous également sur l’appui d’électeurs de gauche ?

Nicolas Dupont-Aignan : J’en suis sûr. Il y a beaucoup de gens de gauche, comme de droite, qui me rejoignent, des gens libres, qui ne croient plus du tout dans les deux candidats du show biz et de la politique-spectacle.

Silvia Cattori
Journaliste suisse 


Voltairenet.org
 Réseau de presse non-alignée

Par webmestre DLR Lorraine - Publié dans : actualité nationale
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Mardi 16 janvier 2007

Grand rassemblement autour de Nicolas DUPONT-AIGNAN pour un grand buffet républicain suivi d’une réunion publique au GYMNASE JAPY, 2, rue Japy (PARIS 11ème).

PROGRAMME

  11H30 : accueil et présentation des comités de soutien

  12H30 : buffet républicain (participation aux frais : 10 euros, gratuit pour les étudiants)

  14H : réunion publique (ouvert à tous – gratuit)

  14H30 : interventions politiques

  15H : discours de clôture de Nicolas DUPONT-AIGNAN

Un bus est mis à votre disposition gratuitement au départ du parking du parc des Expositions de Nancy à 6h30 le dimanche 28 janvier pour un retour vers 21h.

Renseignements et confirmation de votre présence au 06 07 55 89 67 avant le samedi 20 janvier.

Venez nombreux!!

Par DLR Lorraine - Publié dans : vie locale
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Dimanche 14 janvier 2007
samedi 13 janvier 2007
PARIS (AFP) - Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle, en "désaccord" avec Nicolas Sarkozy sur des questions de fond comme l’Europe ou la politique économique, a claqué samedi la porte de l’UMP.

Par Nadège PULJAK

"A partir du moment où je suis en désaccord avec le fond, à partir du moment où l’on ne peut plus s’exprimer, je crois qu’il faut avoir l’honnêteté vis-à-vis des Français d’être cohérent, de dire les choses jusqu’au bout, et d’offrir un vrai choix à mes compatriotes", a affirmé M. Dupont-Aignan samedi sur TF1.

Le député UMP de l’Essonne, président de Debout la République, "club gaulliste et républicain", associé à l’UMP, avait demandé à Nicolas Sarkozy de pouvoir expliquer les raisons de son choix dimanche, lors du congrès qui doit introniser le patron du parti majoritaire à l’élection présidentielle.

"Mais cela m’a été refusé", a-t-il déploré.

M. Dupont-Aignan aurait voulu dire "aux militants UMP pourquoi il était candidat, pourquoi il pensait qu’il y avait de vraies solutions pour les problèmes des Français et pourquoi il pensait que celles de Nicolas Sarkozy n’étaient pas les bonnes solutions comme d’ailleurs celles de Ségolène Royal".

"Cela ne m’empêchera pas en aucun cas d’aller jusqu’au bout", a-t-il prévenu.

Sa décision de quitter l’UMP, même si elle lui donne "l’impression de sauter d’un avion en parachute", comme il l’a confié à l’AFP, apparaît comme l’aboutissement logique d’une série de prises de position en décalage complet avec la ligne de l’UMP.

Le député, qui se désigne comme le candidat de 2007 "gaulliste et républicain" et refuse qu’on lui colle l’étiquette de "souverainiste", juge en termes très sévères la politique de M. Sarkozy.

Partisan du non au référendum sur la Constitution européenne, quand l’UMP militait pour le oui, il accuse le ministre-candidat de vouloir "faire revoter une Constitution par le Parlement dans le dos du peuple après 2007".

La politique étrangère de M. Sarkozy ? : "Il est allé se prosterner devant George W. Bush", assure le député. Son projet économique et social ? : "du libéralisme échevelé", s’emporte-t-il.

"Comment voulez-vous que les gaullistes se couchent face à cette dérive libérale, atlantiste, conservatrice, qui ne représente en rien l’électorat de notre pays ?", lançait-il début décembre, en présentant à la presse sa "campagne militante" et son slogan : "Français, reprenez le pouvoir".

M. Dupont-Aignan avait refusé de participer aux trois forums pré-électoraux de l’UMP. "Une mascarade !", avait-il lâché.

Signataire du pacte écologique de Nicolas Hulot, et par ailleurs fermement opposé à la privatisation de GDF -"profondément contraire à l’intérêt de la France"-, il a soumis à l’animateur de télévision ses propres propositions, concernant notamment "la création d’un groupe public EDF/GDF".

A plus de trois mois de la présidentielle, le président d’un club qui compte "8.900 adhérents environ, dont à peine un quart sont également à l’UMP", doit encore rassembler les 500 signatures d’élus obligatoires pour pouvoir se présenter. Il a déjà récolté 375 promesses "Mais maintenant, je suis convaincu de les avoir. Beaucoup de maires voulaient quelqu’un de libre", dit-il.

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Jeudi 11 janvier 2007
A l’occasion de ses voeux à la presse, Nicolas Dupont-Aignan a affirmé franchement son indépendance. Critiquant le duel Ségo-Sarko, il voit cinq enjeux à l’élection : l’Europe, la politique étrangère, la République, les institutions et le modèle économique et social.

Un candidat indépendant mais pas isolé. C’était le message que Nicolas Dupont-Aignan voulait faire passer à l’occasion de ses vœux à la presse. Si le premier rang était réservé aux journalistes, ils étaient nombreux à se presser autour pour venir applaudir le créateur de Debout la République, parfois obligé de les faire taire ! Ce n’est pas lui qui a ouvert la conférence mais ses multiples soutiens, sénateurs ou députés, ainsi que François Morvan, président de l’association Vive la République qui, déplorant le ralliement de Chevènement au PS, a prédit que son nouveau protégé serait la surprise de cette élection. Une surprise n’ayant recueilli pour l’instant que 375 promesses de signatures de maires.

Un « gaullisme social » fait « d’énergie et de douceur » Critiquant l’omniprésence du duel Ségo-Sarko, Nicolas Dupont-Aignan a cependant accordé sa confiance aux médias pour rétablir l’équilibre du temps de parole dénonçant « le plus grand hold up institutionnel du siècle » où « 500 000 militants confisquent le vote aux Français ». Se faisant « le candidat anti-partis » de 2007, il a par ailleurs répété son désir de s’exprimer devant les militants UMP le 14 janvier, si Nicolas Sarkozy lui accordait quelques minutes. Interrogé sur ses concurrents chiraquiens, il a ironisé : « Quand j’ai dit que je me présentais, on m’a dit qu’il n’y avait plus de place. Depuis, ils ont disparu les uns après les autres, comme les Dix petits nègres d’Agatha Christie ! » Le ralliement de Juppé à Sarko, il s’en « fiche et les Français aussi ». « Ce n’est pas l’enjeu de cette élection » a-t-il renchéri.

Les enjeux, il en voit cinq : l’Europe, la politique étrangère, la République, les institutions et le modèle économique et social. Le non au référendum sur la Constitution européenne est le cœur de sa campagne car, selon lui, ce ne doit pas être « dans des bureaux à Bruxelles » que se décide l’avenir. Dans un monde en « guerre économique », il appelle à choisir entre la « mondialisation clochardisation » et la « refondation ».

Prônant le retour aux valeurs de « liberté, égalité et fraternité », Nicolas Dupont-Aignan décrit sa ligne de « gaulliste social » comme un mélange « d’énergie et de douceur » où « l’effort national » est à la base de tout progrès. Interrogé sur Philippe de Villiers, il déclare que, malgré une conception de l’Europe et de la société proches, il fonde pas sa campagne sur une stratégie politique, comme de Villiers qui ne fait que « poursuivre Le Pen », mais sur des idées.

Critiquant vivement l’initiative des Enfants de Don Quichotte, il soutient que le droit opposable « ne veut rien dire » et qu’il y a de meilleures réponses à ce problème que de « faire les clowns devant des tentes ». La solution pour lui : « donner un salaire aux Français ».

Mardi 09 Janvier 2007 par Sylvain Lapoix, (photo marianne2007)

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Lundi 8 janvier 2007
RTL2007




08/01/2007 - 09h44 - Jean-Michel Aphatie

 





Le député "souverainiste" était l'invité de RTL lundi matin. Il veut jouer les trouble-fête au congrès de l'UMP, qui officialisera dimanche prochain la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle. Il affirme avoir recueilli à ce jour 350 promesses de parrainages d'élus locaux sur les 500 nécessaires.

- Jean Michel Aphatie : Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.

Nicolas Dupont-Aignan : Bonjour Jean Michel Aphatie.

- Vous êtes député UMP. Vous avez 45 ans. Vous voulez être candidat à l'élection présidentielle. Vous aurez les signatures pour l'être, Nicolas Dupont-Aignan ?

Oui, j'approche : 350.

- Ah, il en manque encore 150 !

Oui, mais je les aurai parce que justement, je crois que les maires comme beaucoup de Français, sont exaspérés par ce duel médiatique de show biz qu'on veut nous imposer entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

- Il n'est que médiatique ?... Les deux représentent deux grands partis qui gouvernent la France depuis l'après-guerre ?

Eh bien justement avec les résultats que l'on sait des deux côtés ; et avec une lassitude, non pas bien sûr qu'ils présentent leur projet. Chacun est libre et ils représentent de grands partis. Mais ils n'ont peut-être pas le droit, entre guillemets -et les Français sont lassés de ce quasi monopole sur la vie politique française et ils veulent peut-être aussi avoir un premier tour de scrutin. Il y a deux tours à l'élection présidentielle : un premier tour pour un débat avec d'autres candidats, d'autres idées pour justement résoudre les problèmes des Français et pas simplement inventer des mots sur la Muraille de Chine comme on l'a vu ce week end.

- Vous avez dit dans votre recherche de signatures et de parrainages, que les maires, je vous cite, "les maires subissent des pressions".

Oui, parce que...

- Beaucoup de responsables politiques le disent mais de manière vague et générale. Ils racontent avec une anecdote précise...

... Parce que, figurez-vous, que quelqu'un qui reçoit une pression, ne va pas le dire en général. ... c'est une espèce d'autocensure.

- Quand vous parlez de pression, vous avez rencontré les maires...

La pression, c'est de dire : "Si tu parraines X ou Y, fais attention, tes électeurs t'en voudront". Et puis, l'investiture... Et puis, la subvention du Conseil général. C'est un espèce de pression générale qui est insupportable, parce que si on veut que le président élu en 2007 ait la légitimité pour gouverner, et la France aura des réformes considérables à faire, eh bien il faut peut-être qu'il soit élu après une vraie élection, ce que j'appelle, c'est-à-dire un vrai débat, et pas simplement ce qu'on voit. Et tous les Français voient ce qui se passe aujourd'hui.

- Vous serez, le 14 janvier, au congrès qui va investir Nicolas Sarkozy. Vous êtes membre de l'UMP, Nicolas Dupont-Aignan.

Ecoutez, au départ, j'avais pensé ne pas y aller. Et puis, finalement, je me suis dit que dans la vie, il faut regarder les gens en face et il ne faut pas se dérober. Donc, j'ai écrit, hier soir, à Nicolas Sarkozy pour lui demander deux minutes de temps parole, pour expliquer pourquoi en tant que Gaulliste, en tant que Républicain, je ne peux pas suivre son projet, et pourquoi j'en proposerai un autre aux Français et quelles conséquences j'en tirerai.

- Et vous allez exposer ça en deux minutes.

Eh bien vous savez, parler de l'indépendance de la France, parler de l'Europe qui ne fonctionne pas et qu'on veut nous réimposer puisque Nicolas Sarkozy a très clairement dit qu'il voulait faire revoter une mini-Constitution européenne par le Parlement après 2007, c'est-à-dire s'asseoir sur le vote des Français de 2005 sur la Constitution européenne, parler du nécessaire effort pour redresser notre pays et pas de ces promesses catégorielles qui se multiplient de tous les grands candidats qui s'agitent là, - c'est peut-être la période des soldes ! Je crois qu'on peut le dire très simplement, très franchement.

- Et si vous n'avez pas cet accord pour les deux minutes de prise de parole, vous n'irez pas ?

Je n'irai pas.

- Vous y allez pour parler et pas pour regarder.

A partir du moment où je suis un responsable... Parce que j'ai été élu...

- Pourquoi vous êtes membre de l'UMP encore ? Qu'est-ce qui vous retient dans ce Parti ?

Eh bien, écoutez, vous verrez le 14. Si je veux parler c'est parce que je veux dire des choses et je le dirai en premier aux militants de l'UMP.

- Et si vous ne pouvez pas le dire ?

Non, je vous le dirai le 14. Vous verrez. Vous pouvez attendre une semaine.

- Vous me le direz, le 14, à moi ?


Non, aux militants de l'UMP, d'abord, parce que c'est ma famille d'origine. Et qu'à partir du moment où ma famille d'origine dérive vers un projet politique que je ne crois pas bon pour mon pays, il est normal que j'aille leur dire en face.

- Jean Louis Debré, à votre place sur RTL vendredi... Dominique de Villepin, hier sur Canal +. On dit tous les deux qu'ils ne voteraient pas pour Nicolas Sarkozy. On a l'impression que la machine à perdre à Droite - vous appartenez à ce camp tout de même - est en route... que pour des gens, c'est important que Nicolas Sarkozy ne soit pas élu.

Mais c'est pas la question de Nicolas Sarkozy ou pas Nicolas Sarkozy... C'est la question des orientations politiques. Qui alimente la machine à perdre ? Quand Nicolas Sarkozy va à Washington pour dire "La politique française sur l'Irak était arrogante", alors même que c'est un fiasco complet la politique de George Bush. Quand Nicolas Sarkozy va faire sa génuflexion devant Baroso pour dire : "Je vais faire revoter la Constitution européenne". Qui alimente la machine à perdre ? Quand on propose la discrimination positive. Moi, je crois qu'on ne parle pas des personnes.

Je n'ai rien contre Nicolas Sarkozy qui a du courage, qui est quelqu'un qui a fait des choses. Je dis simplement que pour rassembler les Français, il faut rassembler son camp politique et il faut parler du fond des problèmes des Français et définir une orientation politique qui, je crois, soit pertinente. Or, elle ne l'est pas. Et les Républicains, les Gaullistes ne se sentent pas représentés par Nicolas Sarkozy. C'est un fait. Je ne suis pas le seul. Quand je le disais, on me disait que j'étais un minoritaire, un truglion. Aujourd'hui, le Premier ministre, le président de l'Assemblée nationale, Michèle Alliot-Marie... Donc, il se passe quand même quelque chose. Moi, je défends un projet politique parce que je veux qu'on traite les problèmes des Français à la source.

- Mais s'il est au second tour, Nicolas Sarkozy sera votre candidat ?

On verra. Comment voulez-vous savoir qui sera au second tour ?

- Non, je vous dis : "S'il" est au second tour, ce sera votre candidat ?

Eh bien, je répondrai le moment venu en fonction du projet...

- D'accord...

... en fonction des propositions.

- Vous êtes député ?

Je suis député.

- Vous serez saisi prochainement, dans les jours qui viennent, d'un projet de loi gouvernemental sur le droit opposable au Logement. Le voterez-vous Nicolas Dupont-Aignan ?

Tout dépend de ce qu'il y a dedans.

- Sur le principe ?

Sur le principe, je ne suis pas totalement hostile, mais sous conditions parce qu'écoutez, soyons clairs : on prend les Français pour des imbéciles. Est-ce qu'on croit sérieusement que d'un coup de baguette magique, on va pouvoir offrir un logement à tous les Français qui le demandent, sans parler des Irréguliers puisqu'il y a un tiers d'Irréguliers qui sont sous les tentes. Tout ça n'est pas sérieux. Alors, oui y'a un problème de logement mais le problème du logement, c'est le problème du prix du mètre carré, c'est le problème de la spéculation immobilière. C'est l'insuffisance de construction, même si le gouvernement a bien commencé. Et puis, je crois qu'au niveau local, on peut faire des choses. Moi dans ma commune, j'ai créé une société d'économie mixte. On a construit 200 logements. 200 logements HLM. On maîtrise les attributions. On fait un vrai boulot mais ça, personne n'en parle.

- Vous n'avez pas envie de le voter ce projet de loi ? C'est simple, pour parler clair...

Je me méfie de cette agitation médiatique, et j'en ai assez de tous ces droits qu'on ajoute sans parler du devoir de citoyens. Alors oui, il faut traiter le problème du logement. Oui, il faut permettre à des millions de Français de devenir propriétaire pour libérer les logements sociaux. Oui, il faut construire davantage de logements sociaux. Mais arrêtons cette démagogie générale.

- Vous êtes député, Nicolas Dupont-Aignan. Est-ce que vous voterez le statut pénal du chef de l'Etat qui vous sera soumis dans quelques jours ?

Oui.

- Et vous êtes aussi, sans doute, saisi, enfin vous devrez voter ou pas voter l'introduction dans la Constitution de la suppression de la peine de mort...

Oui, je la voterai. Mais pardonnez-moi, j'ai l'impression qu'il y a beaucoup d'effets de manche dans tout ça parce que moi, ce qui m'intéresse aujourd'hui ce sont les délocalisations. C'est l'euro qui après avoir vidé nos porte-monnaie pendant cinq ans, est en train de tuer nos emplois et notre industrie. C'est la situation du monde rural qui est catastrophique, avec une Politique agricole commune qui va être réformée. Personne ne sait ce qui va se passer. C'est le statut de la Poste qui est en train d'être négocié à Bruxelles et on est en train de supprimer nos bureaux de Poste dans nos campagnes. Voilà ce qui m'intéresse.

- On ne peut pas dire que vous soyez optimiste en ce début d'année !

Je ne suis pas optimiste parce qu'on est en train de cacher aux Français les vrais enjeux. Je relisais un sondage très récemment qui disait : la construction européenne n'intéresse que 5% des Français pour l'élection présidentielle. Et en premier : Pouvoir d'achat - Emploi. Mais les deux sont liés. Et les deux grands partis qui ne veulent pas toucher à cette construction européenne dans la manière dont elle est construite, bien évidemment cache ces enjeux-là. Moi je veux mettre ces enjeux sur la table des présidentielles pour essayer d'apporter des solutions à mon pays.

- Nicolas Dupont-Aignan, futur candidat peut-être à la présidence de la République, était l'invité d'RTL ce matin.

Probablement.

- Probablement. Bonne journée.


 
Par DLR Lorraine - Publié dans : dlrlorraine
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