Qui est NDA?

A 45 ans, Nicolas DUPONT-AIGNAN a déjà beaucoup sillonné les sentiers de la République. Ses chemins de traverses aussi : élu local et national sans discontinuer depuis 1995, réélu dans tous ses mandats dès le premier tour, il cultive l’exigence du concret et du terrain au contact de ses concitoyens, tout en travaillant avec persévérance au réveil d’authentiques idées gaullistes dans la vie politique française.

Dévouée à l’intérêt général et national, sa démarche de conviction, de sincérité et de franchise lui a rapidement valu la réputation de franc-tireur de la majorité. Une raison supplémentaire pour plaider, loin des coteries et de la langue de bois, les mesures qui lui paraissent indispensables au sursaut tant attendu de notre pays.

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Contacts

Elisabeth Laithier

Coordinatrice régional Lorraine
 
Fonction(s) :
Vice-Présidente de Debout la République
Adjoint au maire de Nancy
Adresse postale : 27, rue Victor Prouvé - 54000 - Nancy
Téléphone fixe : 03 83 28 00 47
Téléphone portable : 06 07 55 89 67
 

Jean-Claude Calisesi

Coordinateur départemental 54
 
Fonction(s) : Conseiller communautaire de la Communauté Urbaine
du Grand Nancy chargé des Réseaux Européens d’échanges d’expériences
Conseiller Municipal de Nancy délégué aux Sports
Adresse postale : 1, place Carnot - 54000 - Nancy
Téléphone portable : 06 08 80 65 72 Fax : 03 83 85 02 08

 

Jean-François Recchioni

Coordinateur départemental 52
 
Adresse postale : 6, rue André Maginot - 55400 - Etain
Téléphone portable : 06 10 84 24 79
 
 

Naïla Hennard

Coordinatrice départementale 57

Adresse postale : 242A, rue de la Montagne - 57200 - Sarreguemine
Téléphone portable : 06 80 02 14 64
 
 

Bulletin de parrainage pour Nicolas Dupont Aignan
 Pourquoi parrainer Nicolas Dupont Aignan?
 Bulletin d'adhésion à Debout La République

actualité nationale

Mercredi 6 décembre 2006

AFP - paj/cgd

mercredi 6 décembre 2006

PARIS, 6 déc 2006 (AFP) - Le député UMP Nicolas Dupont-Aignan, toujours décidé à se présenter en dehors de son parti à l’élection présidentielle, se veut le porteur des valeurs "gaullistes et républicaines", face au projet "atlantiste et libéral" de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a "choisi d’imposer un projet politique qui écarte définitivement, sur des points-clé, la vision gaulliste de la France ", a affirmé M. Dupont-Aignan, en présentant à la presse sa "campagne militante", mercredi sur une péniche devant la cathédrale Notre-Dame.

Le président du club Debout la République , associé à l’UMP, a cité l’Europe, pour laquelle le président de l’UMP et candidat à la présidentielle veut "faire revoter une constitution par le Parlement dans le dos du peuple après 2007", la politique étrangère, alors qu’il "est allé se prosterner devant George W. Bush", et le "libéralisme échevelé" de son projet.

"Comment voulez-vous que les gaullistes se couchent face à cette dérive libérale, atlantiste, conservatrice, qui ne représente en rien l’électorat de notre pays ?", a-t-il lancé. "Comment pourrais-je participer (...) à des primaires de pacotille", organisées "entre Noël et le jour de l’An, à la va-vite ?", a-t-il ajouté. "Je ne me prêterai pas à cette mascarade".

Debout la République dispose d’un budget de 600.000 euros par an, dont 200.000 versés par l’UMP au titre des partis associés.

Interrogé sur une éventuelle compétition de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, qui, elle aussi, défend une vision gaulliste, M. Dupont-Aignan a répondu n’avoir "aucun brevet à donner" en la matière.

"Je constate qu’elle n’est pas candidate, et j’entends qu’elle se prêterait à ces primaires qui sont tout sauf gaullistes", a-t-il souligné, parlant de "recul prodigieux pour la démocratie, puisque ce sont 300.000 militants qui vont remplacer 43 millions d’électeurs au premier tour".

M. Dupont-Aignan, qui ne participera pas non plus aux trois forums de discussions organisés par l’UMP en décembre, a affirmé que le résultat des primaires est "organisé d’avance. "Certains discutent même les scores, à ce que j’entends !".

Le député de l’Essonne se présente comme "le candidat gaulliste et républicain" de 2007. Conscient de l’importance des thèmes environnementaux dans la campagne, il a signé le "pacte écologique" de Nicolas Hulot.

Il n’a cependant récolté à ce jour que "près de 300" parrainages d’élus, sur les 500 nécessaires à une candidature. Il va donc envoyer une lettre aux élus, sollicitant leur signature.

Dans le cadre de sa "campagne militante", lancée sous le slogan "Français, reprenez le pouvoir", 400.000 nouveaux tracts de campagne seront diffusés à partir des 9-10 décembre et plus de 50.000 affiches collées avant les fêtes.

M. Dupont-Aignan a prévu un calendrier de déplacements, commençant par Caen le 12 décembre. Un "banquet républicain" est prévu le 28 janvier à Paris.

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Dimanche 10 décembre 2006
dimanche 10 décembre 2006, depêche AFP

On a du mal à comprendre comment les idées républicaines auxquelles Jean-Pierre CHEVENEMENT a si fortement contribué pourront continuer à s’exprimer derrière Ségolène ROYAL, une candidate farouche partisane du « oui » à la Constitution européenne et dont le programme consiste surtout à s’adapter à l’air du temps.

Donner un sens concret et constructif au « non » du 29 mai pour bâtir l’autre Europe qu’attendent les peuples, mener une politique étrangère pour l’indépendance de la France , faire vivre la République laïque, unitaire et citoyenne et replacer l’Homme au cœur de notre développement économique, c’est autour de ces quatre priorités que j’entends accomplir en 2007 le rassemblement qu’avait amorcé Jean-Pierre CHEVENEMENT en 2002.

J’appelle tous les républicains et les gaullistes à se réunir derrière ma candidature afin que renaisse un vrai espoir pour une France forte, rassemblée, heureuse et sûre d’elle-même.

Nicolas Dupont-Aignan
Candidat à l’élection présidentielle de 2007
Député de l’Essonne - Maire d’Yerres
Président de la Communauté d’Agglomération du Val d’Yerres
Président de Debout la République
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Vendredi 15 décembre 2006

mardi 12 décembre 2006, par Nicolas Dupont-Aignan

 

La politique boiteuse de l’Etat vers la Nouvelle-Calédonie ne cesse depuis 1988 de provoquer conflits et confusion.
 
Le statut dérogatoire de ce Territoire d’Outre-Mer constitue en lui-même une sérieuse entorse à ce que doit être la République française, une, indivisible et démocratique.
Mais aujourd’hui le gouvernement demande aux élus de la Nation d’aller encore plus loin dans le délire institutionnel et électoral en gelant le corps électoral désignant les assemblées territoriales calédoniennes.
 
Ce « gel » aurait pour effet de mettre à l’écart de ces élections tous les citoyens français qui ne sont pas établis en Nouvelle-Calédonie depuis novembre 1988. Réclamé par les indépendantistes alors qu’il n’était pas intégré à l’accord de Nouméa de novembre 1998, ce « gel » mettrait sérieusement en péril la paix civile dans le territoire calédonien.
 
Trop, c’est trop. Après la scandaleuse capitulation de l’Etat sur le dossier Eramet, voilà maintenant le gouvernement qui veut que les Parlementaires renoncent à l’application des principes de la République en Nouvelle-Calédonie. Qu’on ne compte pas sur moi pour se joindre à cette mascarade. Je voterai contre ce projet indigne.
 
 
Nicolas Dupont-Aignan
Candidat à l’élection présidentielle de 2007
Député de l’Essonne - Maire d’Yerres
Président de la Communauté d’Agglomération du Val d’Yerres
Président de Debout la République
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Dimanche 17 décembre 2006
Le monde a changé. On ne peut plus penser les réalités économiques avec les instruments d’hier comme le font MM. Artus, Cohen et Pisani-Ferry (le Monde du 6 décembre). Dans l’élection présidentielle à venir, trois questions politiques fondamentales se posent.
  La première question est nationale : comment redonner espoir aux milieux populaires et aux classes moyennes, qui réclament à longueur d’élections une protection collective de leurs emplois et répondre ainsi au sentiment de déclassement généralisé qui frappe la société française ?
  La deuxième question est européenne : comment redonner un projet politique à l’Europe, dont l’ambition semble avoir sombré sous l’idéologie du libre-échange ?
   La troisième question, enfin, est internationale : comment organiser le monde pour répondre à l’émergence de nouvelles puissances économiques et diplomatiques, au premier rang desquelles se trouvent la Chine, l’Inde et, dans une moindre mesure, le Brésil ?
 
   Le 21 avril 2002 d’abord, puis le non au référendum européen le 29 mai 2005 ont montré que le rêve de Lionel Jospin d’une alliance des classes moyennes et des milieux populaires s’était transformé en cauchemar. Il y a bien eu alliance, mais contre Lionel Jospin d’abord, puis contre l’ensemble des partis de gouvernement, trois ans après.
   Cette alliance s’explique par le sentiment de plus en plus prégnant d’une rupture sans retour entre ceux qui dirigent le pays - ces 15 % à 20 % de Français qui sont à l’aise dans la mondialisation, et que leurs professions mettent en première ligne sur le grand marché international des compétences - et les autres.
  Il faut se féliciter de la réussite des premiers et l’encourager, mais on ne doit pas pour autant faire comme si tout le monde pouvait suivre. Bien sûr, nos experts n’ont pas cette naïveté. En fait, la seule réponse proposée jusqu’à ce jour, en cohérence avec le système de libre-échange généralisé, c’est d’améliorer notre offre pour permettre aux entreprises et aux salariés français et européens d’être plus compétitifs.
  D’où des choix qualifiés de "libéraux" en faveur d’une baisse des impôts et des prestations sociales, d’un allongement de la durée du travail, d’une réduction des dépenses de l’Etat, d’un assouplissement du droit du travail et d’un investissement public plus important dans la recherche qui tendent tous vers le même objectif : améliorer la compétitivité française et européenne.
 
  Ce discours repris en choeur par MM. Artus, Cohen et Pisani-Ferry se heurte néanmoins à deux réalités : la première est politique et même tout simplement démocratique. Les Français n’en veulent pas parce qu’ils doutent de l’efficacité de ces remèdes, et parce qu’ils refusent un système parfaitement inégalitaire. Faut-il continuer à ne pas entendre ce message ?
   Deuxième difficulté. Le discours convenu sur l’agenda de Lisbonne et sur la spécialisation du Nord dans l’intelligence et la valeur ajoutée se heurte à la nouvelle réalité chinoise qui, selon l’OCDE, vient de dépasser le Japon en termes de dépenses de recherche et développement. La Chine a l’ambition d’être la première nation du monde et, à sa suite, les grands pays émergents ont envie de voir reconnaître leur nouvelle puissance. Cette volonté est légitime, et il serait criminel de ne pas adapter notre action à cette nouvelle réalité.
  L’inégalité entre le Nord et le Sud ne protège plus les salariés du Nord ; elle les menace au contraire, tout en profitant à l’élite européenne et... chinoise. Aux Etats-Unis, une nouvelle majorité - démocrate - a été élue à la Chambre avec un discours protectionniste, et il serait interdit en Europe d’évoquer cette option ?
  Pourtant, l’Europe aurait tout à gagner à ce choix. Politiquement parce qu’il lui permettrait de redonner de la cohérence à son action. L’Europe est le continent le plus libre-échangiste du monde, qui fixe à ses entreprises des contraintes qu’elle n’impose pas aux autres : comment s’étonner dès lors que les Français refusent un système qui les pénalise alors qu’il prétend les protéger ? Ensuite, le protectionnisme européen serait une façon d’édicter enfin un intérêt général européen qui n’existe plus. L’Allemagne, par exemple, a décidé d’améliorer à tout prix sa compétitivité en réduisant la demande intérieure sur son territoire, quitte à pénaliser les entreprises françaises et italiennes qui y exportaient leur production.
 
  Le monde a besoin de frontières claires entre les ensembles régionaux qui pourraient se matérialiser par exemple via des contingents commerciaux. Les Chinois, qui sont ouvertement protectionnistes, et les Américains, qui n’hésitent pas à l’être quand c’est nécessaire, n’hésitent pas à délimiter ces frontières. Et l’Europe et la France devraient par idéologie se tenir à l’écart de ce mouvement ?
   La question du protectionnisme européen est simple : veut-on une société inégalitaire, sur le modèle de l’Ancien Régime ? Ou veut-on une société de cohésion, où les classes moyennes ont de l’espoir, où les milieux populaires peuvent retrouver le goût de l’avenir, où l’Europe regagne une cohérence plus que jamais nécessaire à l’heure de la nouvelle mondialisation qui commence ? C’est tout l’enjeu de ce débat, qui mérite d’avoir lieu.
   Et c’est la responsabilité des politiques de le mener.
 
 Hakim El-Karoui, auteur de "L’Avenir d’une exception" (Flammarion, 332 p., 18 €) est ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon.
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Lundi 18 décembre 2006

« Condamnant l’un et l’autre de ces régimes opposés [le communisme et le capitalisme], je crois donc que tout commande à notre civilisation d’en construire un nouveau, qui règle les rapports humains de telle sorte que chacun participe directement aux résultats de l’entreprise à laquelle il apporte son effort et revête la dignité d’être, pour sa part, responsable de la marche de l’œuvre collective dont dépend son propre destin. N’est-ce pas là la transposition sur le plan économique, compte tenu des données qui lui sont propres, de ce que sont dans l’ordre politique les droits et les devoirs du citoyen ? »

 (Charles de Gaulle, Mémoires d’espoir, 1970).

Croissance « molle », chômage de masse, augmentation vertigineuse de la précarité, insécurité sociale, délocalisations, déclin industriel, dégradation structurelle du moral des salariés, y compris des cadres, et des ménages… Le triste tableau de l’économie française et européenne ne cesse de s’assombrir depuis 25 ans, à mesure que le continent se résigne à subir les effets de la mondialisation sauvage et de l’Europe du pire, au lieu de les corriger.

Or, s’il est une leçon à tirer de la double décennie écoulée, c’est bel et bien que si l’interdépendance économique oblige à rééquilibrer les excès de la mondialisation d’un côté, elle force également les nations à augmenter leur cohésion interne (à rétablir l’espoir et la confiance pour mobiliser leurs forces vives) et à s’appuyer sur leurs atouts propres (sectoriels, géographiques, culturels, historiques,…), plutôt que de les négliger en cherchant à singer un « modèle » ultralibéral aussi chimérique que pouvait l’être en son temps le « paradis soviétique » rêvé par certains communistes d’Europe occidentale. A vouloir normaliser le continent européen, lui infliger la cure de « mesures structurelles » tant vantée par le FMI et la Commission de Bruxelles, ils ne se contentent pas d’affaiblir les économies d’Europe, mais finissent par remettre en cause l’équilibre fragile des modèles économiques et sociaux nationaux et, in fine, les valeurs et l’identité même des pays membres !

Face à cette inexorable glissade dans la régression, la participation représente une solution d’avenir qui a largement fait ses preuves en France et mérite d’être généralisée en Europe, pour donner au modèle social européen une traduction concrète et au projet communautaire un nouveau souffle. En quoi consiste-t-elle ? La participation est une sorte de fusée à trois étages. Premier étage, l’intéressement aux bénéfices qui se traduit par une redistribution (facultative) d’une part des bénéfices aux salariés. Deuxième étage, la participation au capital se traduit par le versement (obligatoire pour une entreprise de plus de 50 salariés) d’une part de l’actif de l’entreprise à ses salariés, au cas où le bénéfice fiscal de celle-ci dépasse 5%. Ce versement peut être complété spontanément par l’entreprise d’un « abondement » bénéficiant d’exemptions fiscales et est bloqué pendant cinq ans. Cette manne est délivrée en titres de l’entreprise ou d’autres sociétés et placée dans un plan d’épargne-entreprise. Dans le cas où l’actionnariat-salarié est privilégié (c’est-à-dire où les salariés sont dotés de titres de l’entreprise où ils travaillent), le système ouvre de facto la voie au troisième étage de la fusée, la participation aux décisions de l’entreprise qu’exercent les actionnaires. Ce stade est atteint lorsqu’il existe un noyau stable d’actionnaires-salariés au sein de l’assemblée générale des actionnaires, propriétaires de l’entreprise.

Un tel système ne peut, d’une part, qu’améliorer les revenus (l’épargne) des salariés et les responsabiliser car il leur rend leur dignité, et d’autre part garantir leur mobilisation au service de la réussite de l’entreprise comme de sa pérennité face aux OPA hostiles. Plus généralement, il s’agit d’établir une sorte de synthèse entre efficacité économique et progrès social, afin de briser la spirale de défiance existant historiquement depuis le XIXème siècle entre salariés et dirigeants d’entreprises, laquelle ne cesse aujourd’hui de s’aggraver avec la mondialisation, synonyme de dissociation entre les intérêts des salariés et ceux des actionnaires, laquelle se double d’un creusement inquiétant des inégalités de richesse et de revenus entre ceux-ci et ceux-là.

Aujourd’hui, la participation a fait ses preuves en terme de cohésion d’entreprise et de redistribution de richesses : les observateurs reconnaissent ainsi la meilleure cohésion, et donc la plus grande performance et capacité de résistance, des entreprises où il a été fait place à la participation. Par exemple, les sociétés cotées en bourse et regroupées sous le sigle « IAS » présentent des résultats meilleure que la moyenne et, contrairement à un groupe comme Danone, ne craignent aucune OPA hostile. Le cas d’Auchan, plus « maximaliste » encore puisque ses actionnaires familiaux refusent l’entrée en bourse, est également remarquable, la place très grande qui y est faite à l’actionnariat-salarié (contrairement à Carrefour par exemple, où la participation se disperse sur des titres extérieurs à l’entreprise) lui assure une très forte mobilisation des salariés.

Au-delà, la participation apparaît plus que jamais nécessaire pour humaniser un capitalisme sauvage qui est demeuré seul sur le ring après le KO debout de l’ancienne URSS. A tel point d’ailleurs, des économistes de plus en plus nombreux (parmi lesquels Michel Agglieta dernièrement) appellent ouvertement à sa généralisation pour faire rempart aux ravages du libre-échange intégral.

En France, la participation doit opérer un véritable bond quantitatif et qualitatif pour que notre pays devienne une réelle force d’entraînement au niveau européen. Il faudra aller beaucoup plus loin que les quelques mesures, trop souvent cosmétiques et inspirées par le calendrier électoral, de la récente loi Cornut-Gentille :

Un objectif

L’objectif politique est de parvenir à un taux d’actionnariat-salarié s’élevant en moyenne nationale à 15%. Ce taux sera modulé bien entendu selon la taille des entreprises concernées mais la mesure s’appliquera à l’ensemble des sociétés françaises (PME-TPE comprises, pour lesquelles des dispositifs d’accompagnement seront mis en place).

Une démarche

La démarche est double, consistant à la fois à privilégier l’actionnariat-salarié, c’est-à-dire l’acquisition par le salarié d’actions de sa propre entreprise (avec des mécanismes de péréquation et de sécurité), plutôt qu’une participation diffuse dans des fonds nomades, et pratiquer une politique équilibrée entre incitation et contrainte, l’une et l’autre se révélant inopérantes lorsqu’elles sont appliquées exclusivement.

Cinq mesures

1- Comme à son lancement en 1967, la participation sera obligatoire mais sera intégralement déductible de l’Impôt sur les sociétés.

2 - Au bout de cinq ans, l’Impôt sur les sociétés sera modulé en fonction des résultats de chaque entreprise en matière de participation : celles qui compteront 0% d’actionnaires-salariés subiront une majoration de 20%, celles qui s’approcheront de l’objectif fixé bénéficieront d’une déduction importante.

3 - Comme pour le système des dations d’œuvres d’art (loi Malraux), la donation d’une partie de la propriété de l’entreprise à ses salariés lors du décès du propriétaire, ouvrira au bénéfice des légataires de ce dernier une exemption de droits de succession.

4 - Les associations d’actionnaires salariés bénéficieront d’un nouveau statut leur permettant de jouer un vrai rôle de cogestionnaire dans l’entreprise, rôle qui ne revient en aucun cas aux syndicats. Celles-ci seront ouvertes aux porteurs particuliers extérieurs à l’entreprise, avec des mécanismes de sécurité en matière de droits de vote.

5 - La France proposera enfin à ses partenaires européens une coopération renforcée pour développer à l’échelle du continent ce nouveau modèle économique et social coopératif, à même de faire reculer les effets dévastateurs de la mondialisation, et d’affirmer un véritable modèle social européen. Le projet de société européenne, combattu et dévoyé par la Commission de Bruxelles, sera remis à l’ordre du jour dans son inspiration première.

Nicolas Dupont-Aignan
Candidat à l’élection présidentielle de 2007
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